Accueil » Actualités » Notre histoire : 85 ans de Colson-Roiseux
DEPUIS LE DÉBUT
Cinq générations, deux forges, un même métier. Racontés en une page.
SOMMAIRE
Il n’y a pas qu’une famille dans cette histoire. Il y en a deux.
Depuis mai 2026, nous racontons l’histoire des familles Colson et Roiseux, un post à la fois, sur notre page Facebook. Ce que vous lisez ici, c’est l’ensemble, sur une seule page. Un récit qui commence dans un atelier de charron à Maffe, sous les mains d’un jeune Léon Colson. Un récit qui traverse cinq générations, deux forges, quatre villages wallons. Un récit qui, en 2024, réunit deux histoires en une seule.
Bienvenue chez les Colson. Bienvenue chez les Roiseux. Bienvenue dans notre histoire.
D’OÙ VIENNENT LES 85 ANS ?
48
L&A COLSON
Depuis 1978
+
37
ETS ROISEUX
Depuis 1989
=
85
ANNÉES CUMULÉES
en 2026
La SRL L&A Colson a été fondée en 1978, les Ets Roiseux en 1989 et, en 2024, les deux sociétés se sont rejointes pour n’en former qu’une : la SRL Colson-Roiseux.
Aujourd’hui, ces deux histoires additionnées, ce sont 85 années d’expérience au service de nos clients. Mais derrière ces deux sociétés, il y a bien plus. Cinq générations de forgerons, deux familles wallonnes, des ateliers à Méan, à Ny, à Chéoux, à Marloie. Le fer, le feu, l’enclume. Puis le chauffage central. Puis la poêlerie. Puis un showroom dans le zoning du WEX à Marche-en-Famenne.
LA LIGNÉE COLSON
De Maffe à Méan, de la forge du Gros Chêne au showroom d’aujourd’hui. Quatre générations qui ont chacune, à leur manière, transformé le métier familial.
CHAPITRE 1 · 1921
Une histoire de famille, ça commence souvent par un nom. La nôtre commence par celui-ci : Léon Colson, arrière-grand-père de Laurent Colson, gérant de la société Colson-Roiseux SRL.
Avant 1921, Léon fait ses armes à Maffe, dans un atelier de charron. En wallon, on l’appelle « èmon l’tchârlî », « chez le charron« . On y construit et répare tout ce qui roule dans une vie rurale : chariots, charrettes, tombereaux, matériels sur roues. C’est là que Léon apprend à travailler le fer, à côtoyer le feu, à sentir la matière chauffer sous le marteau.
Comme quoi, la chaleur et le feu, c’est une histoire de famille depuis longtemps.
En 1921, Léon s’installe à son compte. Il emménage à la Petite Forge, au lieu-dit du Gros Chêne, à Méan. Devant l’atelier, une mare : c’est là qu’il trempait ses pièces de ferronnerie. Son petit-fils André Colson – le papa de Laurent – suivait son grand-père partout. Il se souvient encore, avec émotion, des chariots qui passaient à la forge pour qu’on en répare les roues.
La Petite Forge de Méan n’existe plus aujourd’hui. Il en reste un dessin, quelques photos jaunies, et surtout des souvenirs transmis de père en fils.
CHAPITRE 2 · 1937 à 1958
Une histoire de famille, ça continue souvent par un autre nom. Après Léon, il y a son fils Louis. Le grand-père de Laurent.
Léon, Louis, Laurent.
Vous avez remarqué ?
Il y a comme un fil rouge dans cette suite de prénoms – fil rouge qui sera rompu au moment où arrivera André, le petit dernier. Mais on y viendra dans le chapitre suivant. En attendant, il faut savoir une chose : le « L » de l’enseigne L. Colson, qu’on voyait sur la façade de l’atelier pendant des années, ce n’est pas celui de Laurent. C’est celui de Louis.
Dès 1937, Louis rejoint son père à la Petite Forge. Il apprend le métier au quotidien, à ses côtés. Puis vient 1958 : Léon et Louis quittent la Petite Forge pour emménager à quelques centaines de mètres, à l’atelier toujours situé au Gros Chêne, à Méan. Le savoir-faire familial change de bâtiment sans changer de main.
Mais il y a aussi Fanny, l’épouse de Louis et la grand-mère de Laurent.
Côté atelier, c’est Louis qui travaille avec son père. Côté boutique, c’est Fanny. Dans une partie du bâtiment, elle ouvre un magasin : droguerie, poêlerie, quincaillerie. Pendant des années, Fanny y accueillera les clients, derrière la vitrine que les habitants de Méan connaissaient tous.
Louis et Fanny ont eu quatre enfants : trois filles et un dernier garçon.
CHAPITRE 3 · DEPUIS 1969
Ce dernier garçon, celui qu’on attendait après trois filles, c’est André. Le petit dernier de Louis et Fanny. Le papa de Laurent.
Tout petit déjà, André suivait son grand-père Léon à la Petite Forge. Il se souvient encore, avec une certaine nostalgie, des pièces forgées qu’on allait refroidir dans la mare devant l’atelier. Le fer rougi, l’eau qui frémit, la vapeur qui monte. Ce sont ces images-là qui lui ont donné le goût du métier.
À partir de 1969, André travaille aux côtés de son papa Louis à l’atelier de Méan. Il apprend la forge, le chauffage, le contact avec les clients. Père et fils, dans le même atelier, jour après jour.
Travailler en famille,
ce n’est pas toujours simple.
Mais père et fils trouvent leur terrain d’entente. Ensemble, ils font grandir l’affaire. Et le 22 mars 1978, ils franchissent une étape importante : la SRL L&A Colson est créée officiellement.
Le « L », vous le savez maintenant, c’est celui de Louis. Le « A », c’est celui d’André. Deux générations, deux prénoms, une seule société. (Le « L » de Laurent, lui, viendra plus tard, mais autrement.)
En 2006, d’importants soucis de santé obligent André à lever le pied. C’est à ce moment-là que son fils Laurent reprend les rênes de l’entreprise. Depuis 2018, André va mieux. Il est toujours actif chez Colson-Roiseux, et vous avez certainement eu l’occasion de le croiser à l’une ou l’autre occasion en showroom.
André et son épouse Marianne ont eu deux enfants : Laurent, l’aîné, et Delphine.
Un merci tout particulier à André pour le partage de ses souvenirs.
Et surtout, pour sa gentillesse.
CHAPITRE 4 – DEPUIS 2006
Le fils aîné d’André et Marianne s’appelle Laurent. Il est la quatrième génération de Colson à reprendre l’atelier familial. Il devient dirigeant de la SRL L&A Colson en 2006, dans les circonstances que vous connaissez maintenant.
Depuis 20 ans, c’est lui qui incarne l’entreprise. Sous sa direction, le métier a continué d’évoluer : les pompes à chaleur, les poêles à granulés, la ventilation, la climatisation, le sanitaire ont rejoint les gammes historiques. L’atelier familial s’est mué en showroom moderne, mais l’exigence est restée la même : le travail bien fait, au service de ceux qui font confiance.
À VENIR : le récit détaillé des 20 années de Laurent aux commandes fera l’objet d’un post dédié dans les prochaines semaines. Cette section sera enrichie à ce moment-là.
Et puis, en 2024, Laurent franchit une étape que personne, chez les Colson, n’aurait pu imaginer un siècle plus tôt. Mais nous y viendrons.
LA LIGNÉE COLSON
De Ny à Chéoux, de Chéoux à Marloie. Cinq générations qui, depuis 1840, ont fait battre le fer et chauffer les maisons wallonnes.
CHAPITRE 1 · VERS 1840
Pendant que les Colson forgent à Méan, à quelques kilomètres de là, une autre famille bat le fer depuis bien plus longtemps encore.
Vers 1840, à Ny, tout près de Hotton, un homme s’appelle Jacques Roiseux. Il est maréchal-ferrant. C’est lui, l’arrière-arrière-grand-père de Claude Roiseux – l’homme qui, bien plus tard en 2009, implantera les Ets Roiseux au zoning du WEX à Marche-en-Famenne.
C’est Jacques qui, sans le savoir, donne à toute sa descendance le goût du travail à la forge.
CHAPITRE 2 · 1887
Son fils Ferdinand reprend le flambeau. En 1887, il quitte Ny pour s’installer à Chéoux, où il perpétue le savoir-faire familial pendant des décennies.
CHAPITRE 3 · 1887
Puis vient Théodule, le fils de Ferdinand, grand-père de Claude Roiseux. Il continue le travail à la forge avec la même passion que son père et son grand-père.
Trois générations. Un même geste :
battre le fer.
Chacune à sa manière, elles ont fait vivre la forge des Roiseux à Ny puis à Chéoux. Mais Théodule sera la dernière génération de la lignée à ne pas quitter la campagne de Ny et Chéoux.
CHAPITRE 3 · 1963 À 1989
Après Théodule, il y a Fernand. Le papa de Claude Roiseux.
Très jeune déjà, Fernand a le métier dans les mains. Il ferre les chevaux, vend du matériel agricole, fabrique ses propres outils. La forge des Roiseux coule dans ses veines depuis toujours.
Mais Chéoux, c’est bien. Chéoux, c’est trop petit aussi.
En 1963, la famille Roiseux quitte Chéoux pour Marloie. À côté de la maison, un ancien garage automobile. Un peu vieillot, mais ça fera l’affaire : il fera office d’atelier, en attendant mieux.
À Marloie, Fernand tourne une page. Il laisse tomber le matériel agricole et se lance dans une activité qui va tout changer : l’installation de chauffage central. La forge n’est plus seulement une affaire de fer battu, elle devient une affaire de confort dans les maisons.
En 1976, « en attendant mieux » devient réalité. Fernand construit son propre bâtiment à Marloie : un showroom de 90 m², un bureau, un atelier de 200 m². Son fils aîné Alex travaille désormais à ses côtés.
Dans le magasin, on trouve de la quincaillerie, de la lustrerie, des articles cadeaux. Un détail qui, pour ceux qui suivent notre série, devrait faire écho : à quelques dizaines de kilomètres, Fanny Colson tenait déjà ce genre de boutique depuis des années dans l’atelier de son mari à Méan.
Deux familles, deux boutiques,
une même intuition.
Le métier d’artisan doit aussi savoir devenir un métier de commerce et de conseil. Fanny l’avait compris à Méan. Fernand le comprend à Marloie.
Puis 1979 : la crise pétrolière. Le prix du fioul explose, les Belges cherchent d’autres solutions pour chauffer leur maison. Fernand a le nez creux : il ajoute au magasin un rayon poêlerie. Un seul poêle à bois pour commencer. Mais très vite, ce rayon prend une ampleur inattendue.
Sans le savoir, Fernand vient de poser la première pierre de ce qui deviendra, bien des années plus tard, l’une des grandes spécialités de la SRL Colson-Roiseux : la poêlerie.
CHAPITRE 4 · DEPUIS 1989
En 1989, Fernand prend sa retraite. Il passe le flambeau à ses deux fils : Alex, l’aîné, et Claude. La forge des Roiseux entre dans sa cinquième génération.
Les deux frères poursuivent l’aventure ensemble à Marloie. Ils fondent officiellement les Ets Roiseux le 2 mai 1989 – la date qui, ajoutée à celle de la SRL L&A Colson, constitue les 85 ans d’expérience cumulée que nous célébrons aujourd’hui.
En 2009, Claude franchit un nouveau cap. Il implante les Ets Roiseux au zoning du WEX à Marche-en-Famenne, dans le bâtiment qui accueille encore aujourd’hui le showroom de la SRL Colson-Roiseux.
LA RENCONTRE
Deux familles, deux forges, un même métier. Deux histoires parallèles qui, pendant plus d’un siècle, se sont ignorées.
Puis, en 2024, elles se rencontrent.
Cette année-là, Claude Roiseux et Laurent Colson signent un accord qui réunit leurs deux sociétés. La SRL L&A Colson et les Ets Roiseux deviennent une seule entité : la SRL Colson-Roiseux.
Ce qu’on peut dire aujourd’hui : les deux entreprises apportent chacune leur héritage. Les Colson apportent leur histoire de forgerons, leur relation de longue date avec Méan et Marche-en-Famenne, leur expertise en chauffage et sanitaire, avec la réalisation de salles de bain de A à Z, de la tuyauterie aux fintions. Les Roiseux apportent leur savoir-faire poêlerie, leur bâtiment moderne au WEX, leur implantation stratégique.
Ensemble, ils forment aujourd’hui l’un des acteurs de référence de la région pour tout ce qui touche au feu, à la chaleur, et au confort de la maison.
AUJOURD’HUI
Aujourd’hui, la SRL Colson-Roiseux, c’est un showroom au zoning du WEX à Marche-en-Famenne. Une équipe de techniciens et de conseillers. Et une histoire qui, quand on remonte tout au bout, commence en 1840 dans un atelier de Ny.
Le métier a changé de forme, plusieurs fois. Le charron est devenu maréchal-ferrant. Le maréchal-ferrant est devenu forgeron. Le forgeron est devenu chauffagiste. Le chauffagiste est devenu poêlier, sanitariste, spécialiste en pompes à chaleur et en climatisation.
Le métier a changé de forme, plusieurs fois.
Pas d’exigence.
Le travail bien fait, au service de ceux qui nous font confiance. Ça, ça se transmet depuis cinq générations.
Et l’histoire continue.
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